Mes Livres

Vous aimez lire? Voici deux ouvrages sur deux thèmes très différents: « 62… », ma première année de pension en 1962! Et « 100 Jours à Douala », une expérience africaine à Douala où se mêlent amour et travail!

Premiers pas!

Classé dans : Litt�rature, textes in�dits, romans in — 10 décembre, 2006 @ 10:23

Modifié le 30/11/2007

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http://www.dailymotion.com/video5igkLuQN0BPGUpx9c

Cliquez sur la video pour la découvrir!

Une photo de Camaret au début du XXème siècle!

Bonjour à toutes et tous,

Par le biais de ce blog, je voudrais vous annoncer la publication sur le Net de mes deux premiers ouvrages intitulés: « 62… » et « 100 Jours à Douala »!

Dans le premier, « 62… », autobiographique, il est question de la vie d’un jeune pensionnaire en 1962 au Petit Séminaire de Pont-Croix. Au fin fond de la Bretagne, dans ces temps pas si reculés que cela, au coeur d’une région appelée le Cap Sizun, je fais mes premiers pas dans cette nouvelle vie, loin du cocon familial. Comment vais-je faire pour vivre? J’ai laissé mes parents à Camaret, je dois apprendre à cohabiter avec d’autres enfants issus de tous les milieux familiaux, il me faut affronter le monde!

Le second, « 100 Jours à Douala », est un roman inspiré d’une expérience personnelle en Afrique en 1983. Un déplacement professionnel m’a permis de connaître ce port camerounais où je me suis beaucoup plu et j’ai voulu longtemps après revivre cette courte période de ma vie en lui donnant un aspect romantique et donc imaginaire. Un homme seul, venu au Cameroun pour le travail, découvre les plaisirs de la vie à deux dans cette région équatoriale où rien ne le préparait à cette aventure sentimentale!

…/… Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur mon site en cliquant sur le lien ou en faisant un copier-coller: http://livres-internet.fr/

Pour tous livres d’occasion: http://www.lelivrophile.com

Extrait 1

Classé dans : Manuscrit — 11 décembre, 2006 @ 11:07

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Le Petit Séminaire … autrefois!

- I -

« En route! »

Maman est assise au volant de sa 4 CV et se veut rassurante, mais j’ai peur. Hier encore j’étais fier d’aller en pension…comme mes frères et soeurs. Moi aussi je devenais grand, j’avais l’âge de la pension. Sur le quai Vauban, devant les douches municipales, Alain avait admiré mes nouvelles baskets que je mettais pour la première fois. Tout sentait le neuf en moi jusqu’à hier, et aujourd’hui ma gorge se noue, ma salive ne passe plus, je ne puis dire un mot sans devoir humecter mes lèvres avec le bout de ma langue à peine humide.

Heureusement nous sommes à 80 Km de Pont-Croix, une bonne heure avec maman pour moi tout seul et qui me parle comme seule une mère sait le faire avec son petit. Papa est resté à la maison mais avant mon départ m’a fait une petite croix sur le front, la bénédiction paternelle, puis m’a embrassé. Et nous roulons, nous roulons inexorablement vers le séminaire, pas de risque de tomber en panne aujourd’hui… ce serait trop beau!

A Confort, à 5 Km de Pont-Croix, nous faisons une pause à l’église pour faire un voeu sous la roue à carillons. Ces clochettes de tailles différentes tournent si longtemps même sans accompagner le mouvement de la corde, et leurs sons sont si perçants aux oreilles que j’en ai peur.

Mais maintenant il faut y aller et ce n’est pas la tablette de chocolat dont les derniers carrés fondent autant dans les mains que dans la bouche qui me mettra un peu de baume au coeur.

Pont-Croix, je te connais! Durant plusieurs années j’y suis venu avec mes parents… en touriste, pour voir mes frères Jacques puis Jean, mes illustres prédécesseurs au séminaire Saint Vincent de Paul. Je revois la maison aux pierres jaunes à l’angle de la nationale et de la rue du séminaire où l’on arrive déjà.

Plus possible de reculer, il faut bouger car nous avons beaucoup à faire. La grande malle en osier est descendue …/…

Extrait 2

Classé dans : Manuscrit — 11 décembre, 2006 @ 12:16

- VIII –

Demain, les vacances de Noël! Ce soir, nous avons pris notre valise dans le placard au fond du dortoir ou sur les armoires. Une bousculade bien sympathique s’instaure, l’excitation bien légitime a gagné tout le pensionnat. Oui, il y a eu quelques jours de vacances à la Toussaint, mais Noël! Ah, Noël! Pour petits et grands, c’est toujours une période de l’année assez extraordinaire et ce n’est pas Tino Rossi qui me contredira.

Depuis plusieurs jours déjà je voyais, à l’étude, les calendriers sortir des tiroirs et les rayures se rapprocher de la date fatidique du départ. Aujourd’hui le dernier trait a rejoint le grand carré où est inscrit le mot magique: « vacances ». Beaucoup s’imaginent que le temps passe plus vite ainsi… or je sais très bien qu’il n’en est rien et qu’à regarder l’horizon de son calendrier, il recule d’autant plus que l’envie de le toucher est grande. Chacun a sa méthode pour atteindre le jour béni de sa libération sur les grandes routes… du Finistère!

Ce n’est pas la distance qui importe, c’est le fait de pouvoir être libre de ses mouvements. Et bien avant d’être à Camaret je sais déjà que mes lourds brodequins iront fouler la plage du Corréjou, escalader la Pointe du Gouin et revenir au Styvel par le Toulinguet. C’est un rituel immuable, comme une procession, une intronisation de vacances après le pesant labeur écoulé.

Demain! Demain, exceptionnellement, le réveil aura lieu à 6h pour tout le pensionnat, et non à 6h30 comme à l’accoutumée pour les 6èmes et 5èmes. Mais les surveillants le savent bien, la nuit sera longue et blanche pour bon nombre de ces chères têtes blondes.

Ce soir, chacun savoure le plaisir de remplir sa valise, y déposer précieusement quelques paires de grosses chaussettes, des chemises et des pulls-overs bien chauds, car Noël sans froid ce n’est pas véritablement Noël et ces jours-ci nous avons eu un avant-goût de ce qui se prépare côté météo. …/…